Avant de configurer Radarr, Sonarr ou Prowlarr, il faut comprendre trois choses :
Si ces trois points sont propres, le reste devient beaucoup plus simple.
Un serveur Servarr utilise plusieurs applications. On pourrait tout installer directement sur la machine, mais ce serait vite difficile à maintenir.
Docker permet de lancer chaque application dans son propre conteneur :
Un conteneur, c’est une application isolée avec ce dont elle a besoin pour fonctionner. Il ne contient pas un système complet comme une machine virtuelle, donc c’est plus léger.
Une machine virtuelle simule un ordinateur complet. C’est utile pour isoler un système entier, mais c’est plus lourd.
Pour un serveur Servarr, Docker est généralement plus adapté :
La VM peut rester utile si vous voulez isoler tout le serveur dans une machine dédiée. Mais à l’intérieur, les applications peuvent quand même tourner avec Docker.
Quand on crée un conteneur, on lui donne surtout :
Des ports
Ils permettent d’ouvrir l’interface web ou de connecter les applications entre elles.
Exemple :
192.168.1.10:8989 → Sonarr
192.168.1.10:7878 → Radarr
192.168.1.10:9696 → Prowlarr
Des volumes
Ils permettent au conteneur d’accéder à des dossiers de la machine.
Exemple :
/mnt/user/data → /data
À gauche : le dossier réel sur la machine.
À droite : le chemin vu par l’application dans le conteneur.
Des variables d’environnement
Elles règlent certains paramètres :
Exemple :
TZ=Europe/Paris
PUID=1000
PGID=1000
La règle simple :
qBittorrent, Radarr et Sonarr doivent partager le même dossier /data.
Exemple conseillé :
/mnt/user/data
├── downloads
│ ├── torrents
│ └── cross-seed
└── library
├── movies
└── series
Dans les conteneurs, on monte ce dossier comme ça :
/mnt/user/data → /data
Ensuite :
/data/downloads/torrents/data/library/movies/data/library/series/data/libraryRadarr et Sonarr ne téléchargent pas eux-mêmes. Ils demandent à qBittorrent de télécharger, puis ils importent le fichier dans la bibliothèque.
Si les chemins sont cohérents, ils peuvent créer un hardlink.
Un hardlink permet d’avoir :
Exemple :
/data/downloads/torrents/Film.2024.1080p.mkv
/data/library/movies/Film (2024)/Film (2024).mkv
Ces deux chemins peuvent pointer vers le même fichier physique.
Mauvais montage :
qBittorrent : /mnt/user/data/downloads → /downloads
Radarr : /mnt/user/data/library/movies → /movies
Sonarr : /mnt/user/data/library/series → /series
Chaque application voit un monde différent. Les imports peuvent marcher, mais les hardlinks risquent de casser ou les chemins deviennent pénibles à corriger.
Meilleur montage :
qBittorrent : /mnt/user/data → /data
Radarr : /mnt/user/data → /data
Sonarr : /mnt/user/data → /data
Plex/Jellyfin : /mnt/user/data/library → /data/library
Toutes les apps parlent le même langage.
Depuis votre navigateur, vous utilisez souvent l’IP de la machine :
http://192.168.1.10:8989
Mais entre conteneurs Docker, les applications peuvent souvent s’appeler par leur nom :
http://qbittorrent:8080
http://prowlarr:9696
http://radarr:7878
http://sonarr:8989
Exemple dans Sonarr pour ajouter qBittorrent :
Host : qbittorrent
Port : 8080
Si vous utilisez une interface comme Unraid, TrueNAS, Synology, Portainer, Dockstarter ou Ultra.cc, le principe reste le même. Seule l’interface change.
Une API Key est une clé qui permet à deux applications de communiquer.
Exemples :
Ce n’est pas un mot de passe utilisateur classique. C’est plutôt une clé d’accès entre applications.
Docker Compose permet de décrire un ou plusieurs conteneurs dans un fichier .yaml.
Exemple simplifié pour Sonarr :
services:
sonarr:
image: lscr.io/linuxserver/sonarr:latest
container_name: sonarr
restart: unless-stopped
ports:
- "8989:8989"
environment:
- PUID=1000
- PGID=1000
- TZ=Europe/Paris
volumes:
- /mnt/user/appdata/sonarr:/config
- /mnt/user/data:/data
Ce fichier dit :
L’avantage : la configuration est écrite, sauvegardable et reproductible.
Pour un setup Servarr propre :
/data à qBittorrent, Radarr et Sonarr/appdataUne fois ces bases comprises, vous pouvez revenir au parcours dans Démarrer pas à pas.